Une vigne aux monuments historiques – Une solution d’avenir issue du passé

C’est en lisant Science & Avenir, le numéro 788 d’octobre 2012 pour être précis, que nous avons découvert cet article qui signale l’inscription d’une vigne au patrimoine des monuments historiques. Nous sommes dans la région Midi-Pyrénées, à Sarragachies, où la famille Pédebernade cultive 40 ares de cépages anciens et antérieurs au phylloxéra. En effet, le phylloxéra qui avait presque intégralement ravagé les vignobles français a épargné ceux qui étaient cultivés dans des terrains sablonneux. Or c’est ce que recèle cette vigne.

Cette caractéristique justifie son classement. À ce sujet, Science & Avenir site d’ailleurs Jean-Marie Boursiquot « C’est le miroir de l’encépagement ancien ». Mais l’âge n’est pas son seul trait remarquable car parmi ces cépages anciens, il en est un, sans nom, qui produit des raisins à faible teneur en sucre et donnant donc des vins peu alcoolisés. Or avec le réchauffement, les teneurs en alcool de certains vins augmentent ; une solution serait, toujours selon Monsieur Boursiquot, de pratiquer une hybridation à partir de ce cépage. D’ailleurs, les cépages de cette vigne on déjà rejoint le domaine de Vassal, sis entre mer Méditerranée et étang de Thau sur les sables du lido qui court de Sète à Marseillan (Hérault), qui est géré par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), sous la responsabilité de Blaise Genna, et abrite la plus grande collection au monde d’espèces et de variétés de vigne (cf. l’article de Science & avenir).

Par ailleurs, cet article rappelle une partie de l’histoire de nos vignoble et nous remet en mémoire une diversité oubliée. Ainsi le nombre de cépages existant est très largement supérieur au 210 cépages et 30 hybrides qui sont autorisés en France. L’article signale également que cette rationalisation n’est pas le fruit d’une réflexion scientifique et qu’elle n’est que le produit d’une vision commerciale qui se serait, en plus, figée au début des années 1980 (Il est aussi à noter que la France est le seul pays à avoir interdit les hybrides ; l’omniprésente exception française.). Seulement, aujourd’hui, la science et l’évolution de la réalité biologique remettent en cause cette approche et redonne un tout nouvel intérêt à cette mémoire oubliée. En effet, le développement des maladies et champignons fait que la viticulture est désormais le plus gros utilisateur de pesticides mais les lois votées récemment, suite au Grenelle de l’environnement, vont réduire les possibilités de recourir à ces produits d’ici à 2018. Il va donc falloir rapidement trouver des solutions et le recours à des hybrides issus de ces cépages anciens en est une. L’article signale d’ailleurs que le séquençage de nouvelles variétés est déjà en cours.

Pour en savoir plus :

La dépèche

Sud-Ouest

Les images sont extraites de l’article de Science & avenir, nous espérons qu’ils ne nous en voudront pas.

 

 

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